Partager l'article ! Années 90 : les dates clés de l'histoire du Parti socialiste: Le Congrès de Rennes du Parti Socialiste s'est tenu du 15 au 18 mars&nb ...
Le Congrès de Rennes du Parti Socialiste s'est tenu du 15 au 18 mars 1990.
Ce congrès de sinistre mémoire pour les socialistes voit s'affronter sept motions :
motion 1, de Lionel Jospin, Pierre Mauroy et Louis Mermaz : 28,95 %
motion 2, de Jean Poperen : 7,2 %
motion 3, de Michel Rocard : 24,2 %
motion 4, de Jean-Luc Mélenchon : 1,35 %
motion 5, de Laurent Fabius : 28,84 %
motion 6, de Marie-Noëlle Lienemann : 0,6 %
motion 7, de Jean-Pierre Chevènement : 8,5 %
Suite à l'éclatement des Mitterrandistes en 2 motions (les jospiniens et les fabiusiens), aucune majorité ne parvient à se former. Ce Congrès qui aurait pu être celui de la refondation, est surtout celui de l'éclatement avec plusieurs sensibilités de gauche qui apparaissent (1re, 2e, 3e et dernière gauche) toujours existantes aujourd'hui. Les points positifs de ce Congrès sont quelques réformes statutaires, dont on retiendra la suppression du vote par mandat ou le scrutin secret lors du vote sur les motions, de même qu'une nouvelle déclaration de principes tenant compte de la fin de la Guerre froide.
Ce congrès est un désastre pour l'union du PS. On assiste à une guerre de succession entre les cadres du PS, qui préparent déjà l'après-Mitterrand.
Pierre Mauroy, élu premier secrétaire du parti en 1988, est reconduit lors du comité directeur qui se réunit à Paris, dans la semaine qui suit le congrès. Le traumatisme de ce congrès ne sera pas encore effacé 15 ans après.
Le Congrès de l'Arche du Parti Socialiste s'est tenu du 13 au 15 décembre 1991.
Ce congrès marque l'apaisement après le houleux Congrès de Rennes. Il prend acte de l'effondrement du communisme et de la Guerre du Golfe (la position du PS favorable à l'inytervention de la France aux cotés des américains provoquera peu après le départ de J-P Chavènement qui va créer le MRC), et achève l'évolution doctrinale du PS depuis 1985. cela se traduit par une modification de la déclaration de principes du parti.
Des amendements alternatifs sur le seul texte d'orientation proposé au vote donnent l'occasion à une opposition de se compter : 11% pour Jean-Pierre Chevènement, 6 % pour la Gauche socialiste.
Quelques semaines après le congrès, Pierre Mauroy quitte son poste et propose l'élection de Laurent Fabius au poste de Premier secrétaire.
Le Congrès de Bordeaux du Parti Socialiste s'est tenu du 10 au 12 juillet 1992.
Il arrête une réforme des statuts « pour le renouveau du parti », préparée par Daniel Vaillant.
Le Congrès arrête le programme du PS pour les législatives de 1993 et confirme la large adhésion des socialistes français au Traité de Maastricht.
§ Le projet de la direction est ratifié par 85,30 % des votants ;
§ Le texte alternatif "La belle alliance", présenté par la Gauche socialiste, plaide pour une alliance "rose-rouge-vert" (qui anticipe la configuration du gouvernement de Lionel Jospin en 1997) et recueille 7,26 %.
A noter, le référendum sur le traité de Maastricht qui a lieu en France le 20 septembre 1992 avec un engagement des socialistes en faveur de sa ratification.
La fin des années Mitterrand sont également marquées par ce que l'on a appelé les "affaires" qui causent, avec l'échec de la lutte contre le chômage, la déroute électorale de mars 1993.
La droite revient au pouvoir avec Edouard Balladur comme Premier ministre, et c'est le début d'une nouvelle cohabitation.
Le Congrès du Bourget
du Parti
Socialiste s'est tenu 22, 23 et 24 octobre 1993.
Juste après le grave revers des élections législatives de 1993, trois motions sont soumises aux militants :
§ La motion "Refonder" présentée par Michel Rocard, soutenue par Laurent Fabius et Lionel Jospin. La motion propose la réduction du temps de travail, un nouveau mode de scrutin législatif, une réforme du commerce international et des institutions nationales et européennes. Elle obtient 87,27 % des voix.
§ La motion B de Jean Poperen obtient 11,14 % des voix.
§ La motion C de Roland Dumas et Louis Mermaz obtient 6,6% des voix.
Michel Rocard est élu Premier secrétaire avec plus de 80 % des voix. Malgré sa forte légitimité issue du Congrès du Bourget, il démissionnera après la défaite aux élections européennes de 1994, en n’ayant pas vu aboutir son projet de refondation qu’il avait intitulé « le big-bang ».
Le Congrès de Liévin du Parti Socialiste s'est tenu les 18, 19 et 20 novembre 1994.
Dans une situation de crise pour le PS, après sa très grave défaite aux élection européennes de 1994, deux motions sont soumises à la discussion et au vote des militants:
§ la motion « Être socialiste », présentée par Henri Emmanuelli, recueille 92,15 % des suffrages ;
§ la motion « Agir en socialistes », présentée par Vincent Peillon, recueille 7,85 % des suffrages.
À l'issue du congrès, Henri Emmanuelli est élu Premier secrétaire par les délégués au congrès et obtient plus de 87 % des voix. Il est soutenu par une motion qui regroupe la quasi intégralité des courants du PS, qui sont d'accords sur peu de choses, sauf de ne pas s'affronter. Avec Emmanuelli, le PS renoue avec des accents "à gauche toute" comme 10-15 ans auparavant. Le parti relève la tête, mais déjà s'avance le débat sur les candidatures à la présidentielle de 1995.
En décembre 1994, le retrait de Jacques Delors de l'élection présidentielle ouvre une période incertaine. Pour la première fois dans l'histoire du parti socialiste, deux candidats à
la candidature se confrontent : Henri Emmanuelli et Lionel Jospin qui sont départagés par un vote direct et secret des militants. Le vote avantage largement Lionel
Jospin. Ce
dernier se trouve investi lors d'une convention de désignation le 5 février 1995, qui marque le lancement de la campagne présidentielle.
Lionel Jospin réussit à être en tête des candidats du premier tour, avec plus de 23 % des voix et à regrouper 47,3 % des suffrages au second tour face à Jacques Chirac, élu Président de
la République. Ce succès relatif permet de mettre en place les conditions d'un renouvellement pour le Parti socialiste. Quittant la présidence de la République, François Mitterrand
encourage les socialistes à affronter le cycle politique qui s'ouvre. Il décède quelques mois plus tard, le
8 janvier 1996. Ayant redonné espoir aux socialistes, Lionel Jospin devient naturellement leur Premier secrétaire à la suite de l’élection présidentielle de
1995.
Contre toute attente, Jacques Chirac décide de dissoudre l'Assemblée Nationale en avril 1997. Le Parti socialiste est déjà
en ordre de marche, il a des alliés avec la nouvelle stratégie de "gauche plurielle", et ses candidats ont déjà été désignés par les militants. Le Parti affronte une campagne "éclair" sur des
thèmes précis et porteurs comme la réduction du temps de travail ou la renégociation des conditions d'entrée dans l'Euro. La gauche plurielle remporte les élections législative et une
nouvelle cohabitation démarre avec Lionel Jospin comme Premier ministre.
Le Congrès de Brest du
Parti Socialiste s'est tenu les 21, 22 et 23 novembre 1997.
Il se situe quelques mois après la dissolution de 1997 qui a amené Lionel Jospin à Matignon.
Trois motions sont soumises aux militants:
Le Congrès confirme François
Hollande, qui a exercé la fonction de Premier secrétaire délégué
depuis la nomination de Lionel Jospin à Matignon le 1er juin 1997 : il est élu le 27
novembre 1997 Premier secrétaire avec 91,18 % des voix des
militants, contre Jean-Luc Mélenchon.
Alors que le gouvernement de la Gauche plurielle met en œuvre avec succès le programme sur lequel il a été élu - emplois-jeunes, 35 heures, CMU,
augmentation du pouvoir d’achat... -, le Parti assume résolument son rôle d’anticipation et de propositions..
Trois Conventions Nationales
sont organisées. En novembre 1998, la Convention " Quelles entreprises pour quelle société " définit les contours d’un nouveau " pacte social " où la mobilisation de tous pour une
croissance forte et durable aurait pour contrepartie le recul sensible du chômage, de la précarité et de l’exclusion. En mars 1999, la Convention " Nation et Europe " précise notre conception de
la construction de l’Union Européenne dans la perspective de son élargissement. En juin 2000, la Convention " Territoires et Citoyens " traite de l’aménagement du territoire, de l’acte II de la
décentralisation, des nouvelles formes de démocratie locale. Relancée en mars 1999, la " Revue Socialiste " se fait l’écho de ces débats.
Le Parti affronte victorieusement quatre scrutins majeurs : les élections régionales, cantonales, sénatoriales et européennes. Le référendum sur le Quinquennat du 24 septembre 2000 lui permet d’atteindre un de ses objectifs, dans la perspective d’une démocratisation de nos institutions.
Lire : les années 80, dates clés du parti
socialiste
Lire : les années 2000, dates clés du parti socialiste
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