Partager l'article ! Années 80 : les dates clés de l'histoire du Parti Socialiste: Dans les années 80, la question pour le Parti socialiste est son rapport au pouv ...
Congrès de Valence : 23 au 25 octobre 1981
Motion unanime présentée par le nouveau Premier
secrétaire. Débat autour du rôle du parti dans le changement, ainsi que sur la notion de compromis (compromis entre "le pouvoir économique et le pouvoir socialiste", compromis entre les "forces
du changement et les forces de conservation"). L'adoption de cette notion marque le choix d'une transformation graduelle du système économique et de la société
française.
Congrès de Bourg en Bresse : 28 au 30 octobre
1983
La motion Jospin obtient 77%, le CERES, 18% et la
motion Richard- Lienemann, 5%. Les débats portent sur la politique économique suivie par le gouvernement depuis 1982 et surtout depuis mars 1983 : continuité, inflexion ou rupture par rapport à
1981 et au projet socialiste rédigé en 1980 ? Le CERES se bat pour une "autre politique" alors qu'Alain Richard et ses amis tentent de théoriser le virage de la rigueur ("du bon usage de la
rigueur"). Le débat se termine par une synthèse générale et le parti apporte son soutien résolu à la politique du gouvernement de Pierre Mauroy. A la fin du congrès, le Premier ministre annonce
les lois sur l'enseignement privé et sur les concentrations dans la presse.
Le PS perd du terrain aux élections municipales de 1983 et surtout aux élections cantonales de 1985. Aux européennes de 1984, si la baisse est assez limitée, le parti communiste voit son score réduit de moitié. En juillet
1984, Laurent Fabius remplace Pierre Mauroy comme Premier ministre et forme un gouvernement auquel les communistes refusent de participer.
Convention nationale d'Evry : 15 et 16 décembre
1984
Cette convention nationale a pour thème : la
"modernisation et le progrès social". Un certain nombre de débats sont ouverts : l'aménagement du temps de travail, le financement de la sécurité sociale… ainsi est avancée l'idée d'asseoir un
prélèvement sur tous les revenus pour financer la sécurité sociale.
Congrès de Toulouse : 11 au 13 octobre
1985
La motion Jospin obtient 71,5% des mandats et la
motion Rocard 28,5%. Ce congrès débat de la modernisation théorique du parti et de l'évolution de la pratique gouvernementale du PS après 4 ans de gouvernement de la gauche et le départ du parti
communiste de ce gouvernement en 1984. La majorité conduite par Lionel Jospin et la minorité conduite par Michel Rocard parviennent à une synthèse. Le parti soutient l'effort mené par la
politique de rigueur et de modernisation du gouvernement dirigé par Laurent Fabius. C'est lors de ce congrès qu'est présentée et retenue l'idée d'un revenu minimum garanti.
Le congrès de Toulouse, en 1985, traduit l'évolution idéologique et politique du parti en particulier vers la culture de
gouvernement. Jacques Delors parle d'« un petit Bad Godesberg » en référence au Congrès du SPD de 1959.
Les socialistes perdent les élections législatives de 1986 mais obtiennent un score honorable : 31,2 % (contre 22,8 % en 1978). François
Mitterrand demeure président de la
République et nomme Jacques
Chirac à la tête du gouvernement. De 1986 à 1988 c'est la
première « cohabitation ». Le Parti socialiste est dans l'opposition, amis elle a un Président qui a décidé de ne pas rester
"inerte".
Congrès de Lille : 3 au 5 avril
1987
Motion unanime rassemblant tous les courants. Le
parti rejette toute idée de dérive centriste. Les anciens premiers ministres, Laurent Fabius, Pierre Mauroy, et les anciens ministres Pierre Bérégovoy, Jack Lang, Edith Cresson, Henri Emmanuelli
ainsi que Louis Mermaz reviennent au secrétariat national. L'idée d'un crédit-formation, offrant une deuxième chance aux exclus du système scolaire, figure dans la motion
finale.
Convention nationale de Paris : 16 et 17 janvier
1988
Adoption du texte intitulé "Propositions des socialistes" pour l'élection présidentielle qui recueille 90 % des suffrages
; après de longs débats sur l'opportunité de dissoudre l'Assemblée nationale en cas de victoire du candidat de la gauche à la présidence de la République, il est décidé d'en laisser
l'appréciation à celui-ci.
En mai 1988, François Mitterrand est largement réélu avec 54 % des voix. Le candidat socialiste, qui a fait campagne sur le thème de la « France unie », se prononce
pour une certaine ouverture de la majorité. Ilo dissout l'Assemblée Nantionale, et les élections législatives donnent une majorité relative au PS. Michel
Rocard est nommé Premier ministre. En intégrant des
personnalités dites d'ouverture, issues de la « société civile » et du centre, son gouvernement reflète la réalité de la majorité présidentielle, mais le PS est le seul grand parti à le
soutenir. Dans le parti, le départ de Lionel Jospin du premier secrétariat provoque les premières tensions au sein du courant majoritaire mitterrandiste. Pierre
Mauroy est élu premier secrétaire
contre Laurent Fabius.
lire : Années 70, les dates clés du Parti
socialiste
lire : Années 90, les dates clés du Parti socialiste
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