Partager l'article ! Années 2000 : les dates clés de l'histoire du Parti socialiste: 2e Congrès de Grenoble du 24 au 26 novembre 2000. ...
2e Congrès de Grenoble du 24 au 26 novembre 2000.
Le Congrès de Grenoble, « S’engager pour une France plus juste », en novembre 2000 permet de mesurer le chemin parcouru et de définir les objectifs de la nouvelle étape. La lutte pour le plein-emploi et contre le travail précaire demeure l’objectif n°1 des socialistes qui sont au pouvoir avec Lionel Jospin comme Premier ministre de cohabitation. Mais la croissance retrouvée pose le problème d’une plus juste répartition des richesses.
Trois motions sont soumises au vote des militants. La première présentée par François Hollande et la grande majorité du Secrétariat national recueille 72,94 % des voix. La troisième présentée par Henri Emmanuelli et Alain Vidalies (ex-courant Poperen) obtient 13,78 % ; la seconde présentée par la « Gauche Socialiste » obtient 13,28 %.
Malgré l’absence de " synthèse ", les motions minoritaires intègrent le nouveau Secrétariat du Parti, tandis que Martine Aubry est chargée de l’élaboration du Projet socialiste pour 2002 et au-delà.
François Hollande est réélu par les militants comme Premier Secrétaire du Parti.
Les 11 et 18 Mars 2001, aux élections municipales, 58 villes de plus de 20 000 habitants ont changé de direction, avec un avantage
indiscutable à la droite : 39 villes sont passées de gauche à droite et 19 de droite à gauche. Cette situation est compensée par trois succès de taille : les villes de Paris, Lyon et
Dijon.
Pour les cantonales, dans le même temps, le Parti a remporté 6 présidences de Conseils généraux. Une progression de 20 % soit 37 départements dirigés par la gauche, 3 passent à
droite.
Le séisme de l’élection de 2002
Le 26 Janvier 2002, le texte du Projet des Socialistes pour l’élection présidentielles « La vie en mieux, la vie ensemble » qui fait rimer liberté avec égalité est approuvé à 93,55 % des votants.
Le 20 février 2002, Lionel Jospin est désigné par les militants socialistes comme candidat à l’élection présidentielle. « Présider autrement » sera le slogan de sa campagne. Malgré la fidélité à la parole donnée et un bilan positif, Lionel Jospin est battu dès le premier tour. Avec 16,18 %, il passe derrière J-M Le Pen qui obtient 16,86 %, tandis que J. Chirac n’obtient que 19,88 %, et que 28,40 % des électeurs s’abstiennent. Cette élimination du candidat socialiste dès le 1er tour est un choc terrible pour les socialistes, d’autant plus qu’elle est suivie du retrait de la vie politique de Lionel Jospin. Pour la première fois, il nous a fallu choisir de voter pour le candidat de la droite afin de réduire au minimum le score de l’extrême droite.
Aux Législatives sur le thème « Choisissons le progrès, en avant la gauche » des 9 et 16 juin 2002, les candidats socialistes obtiennent, tout de même 25 % des suffrages exprimés et 149 députés, mais le taux d’abstentions est de 39,71 %. Dès lors, le Parti s’engage dans un travail de réflexion critique sur son action et s’organise pour être l’axe d’une reconstruction de la gauche, capable de reconquérir la confiance d’une majorité de Français, notamment les plus démunis, en redonnant l’espoir.
À la suite de ce séisme du 21 avril 2002, 25 000 nouveaux adhérents, dont 40 % de moins de 40 ans, viennent renforcer les rangs du Parti. Un grand « débat militant » s’engage dans les sections et les fédérations dont les « paroles militantes » sont recueillies, le dimanche 15 Décembre 2002, à Montreuil, en vue de la préparation du Congrès de Dijon.
Congrès de Dijon des 16, 17, et 18 Mai 2003
C'est le premier congrès organisé par le Parti Socialiste après l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle du 21 avril 2002. Il fut l'occasion du commencement de la reconstruction du parti après sa défaite.
Ce congrès a vu la victoire de la majorité sortante organisée autour du premier secrétaire, dont étaient membres des personnalités comme Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn ou Élisabeth Guigou sur les courants minoritaires Nouveau parti socialiste d'Arnaud Montebourg et de Vincent Peillon, Nouveau Monde d'Henri Emmanuelli et de Jean-Luc Mélenchon, Forces militantes de Marc Dolez et Utopia. Seul ce dernier courant intègre la nouvelle majorité, Franck Pupunat rejoignant le conseil national sur le quota de la motion A.
À l'issue du congrès, François Hollande est réélu 1er secrétaire du Parti socialiste. Julien Dray et Annick Lepetit sont nommés porte-paroles.
Vote des militants :
· Motion de Hollande (A) : 61,37%
· Motion Utopia (B) : 1,05%
· Motion de NPS (C) : 16,88%
· Motion Forces militantes (D): 4,38%
· Motion de Nouveau Monde (E) : 16,33%
99 636 des 129 445 militants à jour ont pris part au vote, soit un taux de participation de 76,95 %.
Aux élections régionales et cantonales de 2004, la gauche remporte 24 régions sur 26 (20 régions sur les 22 de la métropole, et les quatre régions d'outre-mer) ainsi que la majorité des conseils généraux (pour la première fois depuis 1946). Cette tendance est confirmée aux élections européennes de juin 2004, où le PS emporte 31 sièges (contre 22 sortants) avec 28,9 % des suffrages exprimés (ce qui constitue un record) et devient la plus forte délégation au sein même du groupe socialiste européen.
La majorité constituée autour du premier secrétaire résistera difficilement au débat provoqué à l’occasion du Référendum français sur le Traité Constitutionnel Européen à l’automne 2004 et tout au long de l’année 2005. Le Premier secrétaire lance un référendum à l’intérieur même du Parti socialistes qui se déroule le 1er décembre 2005. Le positionnement de la direction pour le oui provoque le mécontentement des minorités, mais aussi plusieurs défections dans la majorité, avec l'engagement pour le non d'une partie des Fabiusiens. La victoire du oui au référendum interne (58,62 % contre 41,38 % pour le « non ») n’empêche pas la plupart des partisans du non (à l’exception notable d’Arnaud Montebourg) de poursuivre leur campagne, amenant ainsi un grand trouble parmi les électeurs du Parti socialiste. Au lendemain de l’échec du oui au référendum national du 29 mai 2005 (54,67 % contre 45,33 % pour le « oui » avec un taux d’abstention de 30,63 %) le Conseil national du 4 juin 2005 tire les leçons du scrutin, et remanie la Direction du Parti : Laurent Fabius et ses amis qui ont défendu le « non » pendant la camapgne, conjointement avec Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, sont écartés du Secrétariat national et un Congrès anticipé est décidé pour novembre 2005.
Congrès du Mans des 18, 19 et 20 novembre 2005
L'objectif du Congrès était de régler les divisions du parti apparues avec le référendum sur le Traité Constitutionnel Européen. Il se déroule dans un contexte particulier aux lendemains des émeutes qui ont embrasé de nombreuses cités déshéritées de France.
La motion 1, « Socialistes, pour réussir à gauche : Volonté-Vérité-Unité », conduite par François Hollande recueille 53,5 % des voix ; la 2 : « Rassembler à gauche », conduite par Laurent Fabius, Jean-Luc Mélenchon, Alain Vidalies , obtient 21,2 % ; la 3 : « Utopia », conduite par Franck Pupunat, recueille 1,04 % ; la 4 : « Pour un socialisme libéral. Vérité et action », conduite par Jean-Marie Bockel 0,65 % ; la 5 : « Nouveau Pari socialiste, pour une alternative socialiste », conduite par Arnaud Montebourg, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg rassemble 23,6 % des voix.
Chacun proclame sa volonté de tenir compte du message politique du Référendum du 29 mai 2005 et de rassembler les oui de gauche et les non de gauche.
Après de riches et d’âpres débats, le Congrès du Mans s’achève sur une synthèse générale (que refuse toutefois Arnaud Montebourg, provoquant ainsi une crise au sein du Nouveau Parti Socialiste). Tous les courants du Parti socialiste se retrouvent à sa Direction pour préparer les présidentielles de l’année 2007. Laurent Fabius qui avait été écarté de la direction nationale quelques mois auparavant, ressort renforcé de ce Congrès. Avec plus de 20 % des suffrages, il est le mieux placé des présidentiables, les autres candidats potentiels devant se partager les 53% de la motion 1. Son orientation sur la Constitution européenne a pesé dans le texte final du Congrès. Sa motion a traversé le congrès en restant unie alors qu'elle rassemblait des personnalités aussi diverses que Jean-Luc Mélenchon, Marie-Noëlle Lienemann et Alain Vidalies, avec les amis de Laurent Fabius, constituant ainsi un axe nouveau dans le PS.
De son coté, le Premier secrétaire a confirmé ses capacités de rassembleur du Parti dans les moments difficiles, et emporte la majorité avec une coalition constituée pour l’essentiel des jospiniens et des ex-rocardiens, s’affirmant comme réformistes et européens.
François HOLLANDE est réélu Premier Secrétaire avec 77,13 % des suffrages exprimés.
Conformément aux engagements pris lors du congrès du Mans (2005), la direction nationale du Parti socialiste a entrepris un programme de rénovation interne. Inédit au PS, ce plan a concerné à la fois la rénovation des pratiques politiques en honorant l'objectif de la parité dans les investitures pour les élections législatives de 2007, un effort sur la diversité, la refonte des outils de communication et de campagne (fichier centralisé, mise à niveau des outils internet) ainsi que la facilitation de l'adhésion.
Le 9 mars 2006, le Parti Socialiste lance une vaste campagne d'adhésion par internet, en réduisant jusqu'au 1er juin 2006 le montant de l'adhésion à 20 euros. Pour la première fois, la démarche d'adhésion peut se faire en ligne sur le site du Parti Socialiste, ce qui porte début juin ses troupes à un niveau jamais atteint depuis les années 1980 : 202 000 militants.
Le projet socialiste, adopté le 22 juin 2006 par les adhérents (85% des suffrages exprimés) et ratifié le 30 juin 2006 lors d'une convention nationale de ratification, est présenté comme étant celui des candidats socialistes pour les élections législatives tout comme celui dont devra largement s'inspirer la personne investie par le parti pour porter les couleurs socialistes à l'élection présidentielle de 2007.
Les primaires socialistes de novembre 2006
Dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007, l'ouverture à l'investiture du candidat (ou de la candidate) socialiste a lieu en novembre 2006.
À la tête des réseaux les mieux structurés au sein du PS, les « présidentiables » Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ne réussissent pas à s'imposer dans les sondages et les médias. D'autres figures du Parti, comme Lionel Jospin ou Jack Lang, ont dû renoncer à leur candidature faute d'écho de celle-ci. Fabius a même vu quelques-uns de ses soutiens s'éroder au profit de Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes dont la candidature à la candidature s’impose peu à peu au cours de l’année 2006. Elle est largement pressentie comme favorite au vu des sondages d'opinion. Ralliée par Arnaud Montebourg, elle a rencontré la défiance des partisans de Lionel Jospin.
Le style et les circonstances de la candidature de Ségolène Royal sont inédits au parti socialiste. Jouissant d'une forte sympathie dans l'opinion, elle ne fait partie d'aucun courant et défend des thèmes, commentés comme polémiques ou audacieux pour les socialistes, comme la famille ou la sécurité. Elle donne quelques accents « alters » à ses prises de position, notamment en faveur de la démocratie participative ou contre les OGM.
Le 16 novembre 2006, lors du vote interne pour la désignation de la candidature socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal est plébiscitée par les adhérents (176 230 adhérents ont voté) avec 60,62 % des suffrages, devançant largement Dominique Strauss-Kahn (20,83 %) et Laurent Fabius (18,54 %).
Le 22 avril 2007, lors du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal accède au second tour de la présidentielle avec 25,87 % des voix. Le soir même, Dominique Voynet, Olivier Besancenot, Arlette Laguiller, José Bové et Marie-George Buffet appellent à voter pour elle lors du second tour du 6 mai.
Le 6 mai 2007, la candidate du Parti socialiste Ségolène Royal réunit 46,94 % des votants (soit 16 millions de voix), contre 53,06 % à son adversaire Nicolas Sarkozy, qui est donc élu Président de la République.
lire les résultats des vote en section à l'occasion du
Congrès de Reims
lire :
années 90, les dates clés du Parti
socialiste
lire : années 2000
suite, le Congrès de Reims
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- Par courrier : PY Legrand, section Nantes Est, c/o FD44, 1 allée des Tanneurs, 44000, Nantes
- Par téléphone : appeler la Fédération de Loire-Atlantique au 02 40 20 63 00
- Par Mél : contact@ps-nantes-est.com
- Quelques-uns de vos
contacts :
PY Legrand, Secrétaire de section
Magali Filotti,
Secrétaire adjointe pour le 9e canton
Kevin Delasalle, Délégué pour le 2e canton
Annick Le Galliot, Déléguée pour le 8e canton
Martin Takoudju, Trésorier
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