Partager l'article ! Voeux 2010 de Catherine Touchefeu aux habitants du 9e canton: Bonjour à tous Nous voici réunis dans la maison de qua ...
Bonjour à tous
Nous voici réunis dans la maison de quartier de Doulon, lieu de vie important pour notre quartier, où se développent de nombreuses activités associatives, où se croise une population de tous âges où se tissent de nombreux liens entre voisins, entre nantais et parfois même avec des personnes venant de plus loin.
Très bonne année à vous tous, pleine de joies personnelles, de rencontres avec les autres et de constructions de projets collectifs.
Aujourd’hui, nous changeons un peu nos habitudes
puisque cette cérémonie des vœux a lieu un samedi après midi et non un soir comme les autres années. Ce
changement d’horaires a peut être permis à certains d’entre vous d’être présents aujourd’hui. Un petit
changement dans un quartier qui lui aussi change…
Bottière Chesnaie
Nous voyons maintenant aux franges du quartier de Doulon, le nouveau quartier de la Bottière Chesnaie prendre forme. Les habitants arrivent dans les nouveaux logements (370 logements livrés en 2009). Après la médiathèque, la nouvelle école Julien Gracq vient d’ouvrir. Nous commençons à deviner ce que sera le parc linéaire (qui mettra à disposition des habitants du grand quartier 5 hectares d’espaces verts supplémentaires au cours de l’année 2010). Les premiers commerces s’installent, les liaisons pour accéder aux nouveaux logements mais également pour relier les quartiers entre eux sont encore en chantier, mais nous les voyons vraiment avancer.
Déplacements
La route de Ste Luce est réouverte à la circulation et ce chantier devrait prochainement arriver à son terme. Voilà comment prend forme petit à petit le plan de déplacement qui doit nous permettre de diversifier et d’adapter nos modes de déplacement dans l’agglomération. Le chantier du tram-train porté par la région et accompagné par Nantes Métropole et le conseil Général, la préfiguration de la connexion ligne 1 et 2 du tram vont aussi avoir des répercussions sur le quartier. Bien sûr quand les riverains et les nombreux habitants de l’est de l’agglo qui avaient pris l’habitude, tolérée par la SNCF de venir se garer dans l’emprise SNCF à la mairie de Doulon, ont vu cet espace fermé au stationnement pour mettre en œuvre l’atelier de maintenance du tram-train, ils n’ont pas particulièrement apprécié. C’est un désagrément momentané pour une amélioration pour tous : le tram-train, la future ligne chronobus sur Ste Luce aideront à limiter le nombre de voitures engorgeant la circulation et le stationnement, et par la même aideront à améliorer la qualité de l’air.
Laisser aller sans rien faire ne pourrait se traduire que par une asphyxie de la ville et un allongement des temps de transports pour tous. La mise en œuvre de ces projets demandera aussi une refonte du pôle de la Haluchère qui est un point difficile de l’entrée dans la ville.
Améliorer le quotidien
Parallèlement à ces projets qui dessinent la ville de demain, il y a nombreux aménagements petits ou grands pour améliorer le quotidien. Souvent, il s’agit d’obliger les voitures à ralentir (c’est un problème qui revient régulièrement dans les réunions de quartier) . Des travaux ont été réalisés au cours de cette année ou vont l’être dans les mois qui viennent, les réunions publiques ayant déjà eu lieu : je citerai par exemple la rue des Collines et pré Hervé, la rue de la Marrière. Je citerai aussi, un peu en dehors du quartier, l’aménagement du rond point sur l’entrée de Nantes au niveau du terrain de la Clarière qui va rouvrir prochainement .Cela permettra le débouché des véhicules de l’aire d’accueil sur l’extérieur et non plus sur le quartier de Doulon . Ainsi cette aire pourra mieux répondre à sa vocation : accueillir des voyageurs. Dans le même temps la ville travaille sur le secteur, mais aussi dans d’autres quartiers de Nantes, à permettre la sédentarisation des gens du voyage qui le souhaitent sur des terrains familiaux.
Il y a des aménagements plus modestes comme l’organisation de marquage ou la pose de ces ralentisseurs appelés coussins berlinois sur la rue Camille Desmoulins, sur la rue du Landreau, la rue des Maraichers, rue de la Haluchère ; la reprise de revêtements sur un petit bout de la rue de la Coletrie, sur une partie du boulevard Auguste Peneau ou sur la rue de la Papotière. Alors comme toujours, et c’est normal, à chaque fois qu’il y a une amélioration, cela donne des idées, certains voudraient que l’on fasse plus lors des interventions, de nouvelles demandes apparaissent. Il faut établir des priorités, et étaler les projets dans le temps car vous comprenez bien que tout ne peut pas se faire en même temps.
La crise
Cela m’amène à évoquer un sujet inévitable pour cerner le contexte dans lequel s’exerce l’action municipale : la crise qui a fortement marqué l’année 2009 et dont nous pouvons penser qu’elle marquera aussi fortement l’année 2010. La « crise » on en parle parfois comme si c’était une malédiction venue d’on ne sait où, alors qu’il s’agit bel et bien de la conséquence d’un système économique, de décisions qui depuis ces dernières années, au niveau national comme international privilégient le profit immédiat de quelques uns au détriment de l’avenir de milliards d’êtres humains et de l’équilibre qui leur permet de vivre sur cette planète. La crise a des conséquences très concrètes sur les conditions de vie, y compris sur notre quartier : aggravation du chômage, stagnation des salaires, augmentation du nombre de personnes vivant des minimas sociaux, aggravation des difficultés sociales. L’intervention publique, l’existence de services publics de proximité sont d’autant plus importants. Ce n’est vraiment pas le moment de limiter (règlementairement et financièrement) les possibilités d’intervention des collectivités locales comme le voudrait le projet gouvernemental de réforme des collectivités territoriales. Ce n’est pas non plus le moment d’engager ce que l’on pourrait appeler un vaste plan social dans les services publics en diminuant considérablement le nombre de fonctionnaires, en dégradant par la même les possibilités d’intervention de ces services .
Il ne s’agit pas là de se complaire dans le catastrophisme ou d’attiser les peurs (comme le font trop souvent certains médias) mais au contraire de regarder la situation avec lucidité pour mieux y faire face, collectivement. Le poète résistant René char écrivait : « la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil ». C ’est bien cette lucidité, cette compréhension partagée du monde dans lequel nous vivons qui doit nous permettre d’aller de l’avant, d’aller au devant du soleil pour reprendre les termes de René Char, de construire un avenir plus chaleureux, plus solidaire .
Agir
solidarité
Ce regard lucide doit nous permettre aussi de voir, toutes les ressources, tous les potentiels des actions petites ou grandes que chacun peut porter. Pour ce qui est de Doulon, le tableau détaillé serait trop long à évoquer : solidarité, avec l’ouverture par les restos du coeur d’un hébergement pour permettre aux sans abris de souffler, (même si j’en suis bien consciente, cela suscite certaines inquiétudes mais les restos, très présents sont à la disposition des habitants qui souhaitent s’informer ou souligner une difficulté) ; solidarité aussi avec l’action des associations qui aident à l’intégration des roms du 380 route de Ste Luce, dont je voudrais dire quelques mots : l’an dernier nous avions à faire face à une situation très difficile, avec des occupations de terrains nombreuses. Aujourd’hui, la situation s’est apaisée mais chacun sait qu’elle est loin d’être réglée. Je voudrai juste rappeler la politique menée par la municipalité : prendre en compte la dimension humaine, à la fois en accompagnant les familles hébergées au 380 route de Ste Luce pour les aider dans leur intégration, et en intervenant pour alerter sur la situation inacceptable de ces populations en Roumanie. Dans le même temps, nous avons clairement affirmé le refus de toute implantation nouvelle. Chaque implantation illégale nouvelle se traduit par une démarche d’expulsion. C’est une démarche difficile mais responsable pour préserver les conditions du vivre ensemble. Solidarité encore avec toute la présence et le soutien apporté au quotidien par les associations de locataires, de consommateurs.
Convivialité
De nombreuses associations interviennent sur le quartier, des associations qui chacune à leur manière , construisent du lien entre les habitants, organisent des moments festifs ou des activités collectives. Là encore la liste serait trop longue ! Pour résumer je dirai que l’on a encore cette année retrouvé les activités des associations qui structurent notre quartier de longue date comme l’AQD, RACC, St Médard, ASTA, FCTA, les carnavaliers avec le comité des fêtes de Doulon, l’école de musique de Toutes Aides… Cette année, par exemple, c’était au tour de l’amicale laïque de Doulon de fêter ses 80 années d’existence. Mais il a aussi de nouvelles propositions : Musikà l’est est venu d’ Urbain Leverrier pour animer des activités musicales au collège de la Noé Lambert qui a également a mis sur pied une première fête interculturelle très réussie. Un vide grenier a été organisé sur la place de Doulon par le comité d’animation du vieux doulon. Le parc du Croissant a été le cadre d’un premier swing des jardins, fête qui ne demande qu’à se développer en 2010. Les jardins familiaux du Croissant y ont aussi organisé un premier vide jardin. Les parents de la nouvelle école Bottière Chesnaie, envisagent également de s’investir pour créer une fête d’école.
Ces quelques exemples montrent bien que les espaces publics, les équipements publics, suscitent de nouvelles possibilités, mais que rien n’est possible s’il n’y a pas d’action collective des habitants, des associations.
C’est bien une articulation entre action publique et initiatives citoyennes qui permet de construire une ville où il fait bon vivre. Un grand Merci à vous tous qui participez d’une manière ou d’une autre à rendre plus agréable la vie à Doulon et à Nantes.
Bonne année !
Catherine TOUCHEFEU
Adjointe du Quartier Doulon-Bottière
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courrier : PY Legrand, section Nantes Est, c/o FD44, 1 allée des Tanneurs, 44000, Nantes
- Par téléphone : appeler la Fédération de Loire-Atlantique au 02 40 20 63 00
- Par Mél : contact@ps-nantes-est.com
- Quelques-uns de vos contacts :
PY
Legrand, Secrétaire de section
Magali Filotti, Secrétaire adjointe pour le 9e canton
Kevin
Delasalle, Délégué pour le 2e canton
Annick Le Galliot, Déléguée
pour le 8e canton
Martin
Takoudju, Trésorier
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