Partager l'article ! Débat sur le syndicalisme par Eric THOUZEAU, Conseiller régional: Eric THOUZEAU, Conseiller régional vient d'ouvrir un nouvel espace politique, ...
Eric THOUZEAU, Conseiller régional vient d'ouvrir un nouvel espace politique, intitulé simplement "le blog d'Eric Thouzeau".
Au sein du Parti socialiste, celui-ci est trésorier fédéral. Il rentre pour la première fois au Conseil national du PS en 2000, au titre de la motion de la Gauche socialiste. Il est candidat (en 2004 et en 2009) sur la liste PS aux élections européennes.
Élu conseiller régional socialiste en mars 2010, il est nommé vice-président de la Commission aménagement du territoire et de l’environnement de la Région des Pays de la Loire.
Il a fait paraître sur son blog un article sur le syndicalisme le 14 janvier, que nous vous invitons à découvrir ci-dessous.
Le Centre des jeunes dirigeants (CJD) a organisé un café-débat sur le thème : « Pour un syndicalisme de masse, représentatif et responsable ». Le CJD est une organisation fondée en 1947 dont les membres disent partager « les mêmes valeurs et notamment le souhait de développer une économie au service de l’homme ». Il annonce réunir une centaine de dirigeants d’entreprise sur le département. Dans mes dernières années d’activité syndicale, j’ai eu à rencontrer cette association au plan national, autour de la notion de responsabilité sociale des cadres, à partir d’un manifeste signé notamment par les organisations de cadres de la CGT, de la CFDT et du CJD.
À ce débat qui s’est tenu jeudi soir (12 janvier), je représentais la fédération du PS. Autres invités : Yann Rolland, président du Medef 44, Philippe Moreau, président de la CGPME des Pays de la Loire, Yvan Ricordeau, secrétaire régional de la CFDT, Xavier Bouziat, professeur émérite d’Audencia.
Il nous a été demandé de réagir à la proposition du Medef 44 de la « syndicalisation obligatoire des salariés ». Il s’agirait si tous les salariés deviennent adhérents d’un syndicat de « déradicaliser »1 ces organisations qui seraient dans une logique de « surenchère ». Propos assez étonnants quand on sait qu’en matière de propos « radicaux », le Medef n’est pas avare. C’est tout de même Mme Parisot qui a déclaré « la liberté d’entreprendre s’arrête là où commence le code du travail » !
De nombreux thèmes ont été abordés au cours de cette soirée. À ceux qui regrettaient que les syndicats français ne sont pas suffisamment gestionnaires, j’ai rappelé que le programme du Conseil national de la résistance (notamment écrit par la CGT et la CFTC dans la clandestinité) a abouti à la création des Comités d’entreprise et la gestion de la sécurité sociale par les organisations de salariés. Une grande majorité du monde patronal n’a jamais vraiment accepté les prérogatives économiques des CE (droit de regard dans la gestion des entreprises), se satisfaisant de la seule gestion des activités sociales par les syndicats. Quant à la Sécu, depuis les ordonnances gaullistes de 1967, on a connu recul sur recul quant à la gestion de la protection sociale (basée sur le salaire « socialisé ») par les représentants des salariés. En ce qui concerne la présence « acceptée » des syndicats dans les entreprises, elle ne date vraiment que de 1968 avec la reconnaissance de la section syndicale d’entreprise (et le droit de diffuser des tracts dans les entreprises et plus seulement à leur porte).
Voici quelques uns des arguments que j’ai développé au cours de cette soirée :
La question des rapports des organisations syndicales avec les partis politiques a été abordée. Je me suis permis de faire remarquer que les rapports entre les organisations patronales et les partis de droite étaient assez simples et naturels ! 2.
Et si le Medef est volontiers « radical », qu’est donc Bernard Accoyer lorsqu’il déclare qu’une défaite de la droite en 2012 entraînerait des conséquences comparables à celle d’une guerre pour notre pays ? M. Accoyer est tout de même président de l’assemblée nationale, « troisième personnage » de la république !
En ce qui concerne le mouvement ouvrier, celui-ci a produit deux formes d’organisation : les syndicats et les partis de gauche. Si les partis ont vocation à proposer un projet global et à gouverner, les syndicats ont à défendre les intérêts des salariés quel que soit le gouvernement en place. Pour autant, les syndicats et les partis n’ont aucun domaine réservé. Tout ce qui relève de l’organisation de la vie sociale (en entreprise et dans la « cité ») peut et doit être débattu aussi bien par les syndicats que par les partis. Cela amène nécessairement des confrontations ! Et c’est tant mieux !
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courrier : PY Legrand, section Nantes Est, c/o FD44, 1 allée des Tanneurs, 44000, Nantes
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- Par Mél : contact@ps-nantes-est.com
- Quelques-uns de vos contacts :
PY
Legrand, Secrétaire de section
Magali Filotti, Secrétaire adjointe pour le 9e canton
Kevin
Delasalle, Délégué pour le 2e canton
Annick Le Galliot, Déléguée
pour le 8e canton
Martin
Takoudju, Trésorier
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