Samedi 13 novembre 2010 6 13 /11 /Nov /2010 07:50

Synthèse à rebours des débats du mercredi 10 novembre rédigée en direct

20h05. Michel Destot fait procéder au vote. Le texte est adopté à l'unanimité moins douze abstentions!

le texte complet de la convention égalité réelle, cliquer ici

 

convention-egalite-reelle-repondez-aux-sondages.png19h55. Christophe Sirugue à la tribune. 

«Il y a dans ce texte d'abord une analyse particulièrement juste», note-t-il. Il propose toutefois de tempérer ce qu'il considère comme «une méfiance vis-à-vis de l'entreprise privée». «Nous devons alerter sur quelques éléments», dans la perspective des futures propositions, explique-t-il, tout en précisant qu'il ne votera pas contre le texte.  

19h50. Pascal Terrasse à la tribune. 

«Il nous faudra défendre cette idée de même liberté de choix pour tous, et je vois dans ce texte les fondements de quelque chose de nouveau», explique le député de l'Ardèche. Il évoque également la péréquation entre collectivités territoriale, qui risque de «mettre un peu plus d'inégalité entre les collectivités».

19h46. Stéphane Deylperat à la tribune.

«Ce texte permet au mouvement socialiste de reprendre l'offensive sur la question de l'égalité». «L'égalité n'est pas l'ennemie de la liberté, mais la condition de sa réalisation concrète».

19h31. Guillaume Bachelay à la tribune.

Il salue un "texte de transformations sociales" et le fait que les "priorités des socialistes soient celles des Français". Il insiste sur le caractère "concret" du texte : sur chaque objectif assigné, une méthode est proposée et cite l'exemple de l'éducation et de la scolarisation des jeunes. C'est un texte "responsable" qui propose des mesures qui sont nombreuses "à ne rien coûter", qui rapportent ou qui consistent en des redéploiements. Il liste l'ensemble des travaux de réflexion des socialistes et en dégage des "piliers" : intervention de la puissance publique pour une croissance sociale et écologique, état prévoyant aux services publics personnalisés, société du respect et réorientation de l'Europe. Enfin, il oppose "une crédibilité de gauche" au destructions de Sarkozy, disant que les français ne voudront pas "mieux d'austérité" en 2012.

19h22. Manuel Valls à la tribune.

Le député-maire d'Evry évoque «une attente de crédibilité» envers le PS. Ce texte «ne me satisfait pas», explique-t-il. Après avoir listé les nombreux points d'accord, il explique que la «place donnée à la réponse de l'Etat» est trop importante à ses yeux, et que le «foisonnement de propositions (...)  nous promet des lendemains qui déchantent». «C'est donc en partant de la situation économique et budgétaire que nous pourrons construire un ordre de priorité». 

19h18. Stéphane Le Foll à la tribune.

Le député européen explique qu'«il faut apporter des réponses, mais en même temps garder le sens de la responsabilité et de la crédibilité». Il appelle à étayer «l'idée de la réussite», au service de «l'allocation autonomie». Il explique qu'il va «s'abstenir» sur ce texte.

 

19h08. Bruno Julliard à la tribune.

«L'éducation sera au coeur de nos priorités, comme il est au coeur du texte que nous présentons aujourd'hui», affirme-t-il. Il parle également des priorités: «redéfinition du rôle des enseignants»,  «la priorité à l'école matérielle», «la semaine de cinq jours», «la mixité sociale». 

19h05. Pascale Gérard à la tribune.

«Nous bâtirons un pacte multipartite pour la continuité professionnelle, en refondant les relations entre les différents acteurs de la politique de l'emploi». Elle salue également la contribution du président de la région Limousin, Jean-Paul Denanot, sur le rôle des régions dans la politique de l'emploi. 

18h55. Pascale Boistard à la tribune.

Elle retrace «la rupture avec le pacte républicain» du président de la république, et les «solutions concrètes», apportées par le texte proposé au conseil national: 
- «enseigner la richesse et la diversité de notre histoire de France»
- «une grande enquête nationale indépendante, sur la base des critères de la Halde»
- «expérimenter un système d'attestation des contrôles d'identité», qui permettrait à tous «d'avoir une relation sereine» entre les policiers et les citoyens.

18h46. Patrick Mennucci à la tribune.

Il propose d'élargir l'enseignement de la langue arabe, «une langue qui compte dans l'économie mondiale et internationale». Il évoque aussi les chibanis, qui ont «émigré en France» pendant les trente glorieuses, et aussi «leurs enfants qui vivent dans nos centre villes». Il propose de supprimer l'obligation d'avoir sa résidence principale en France pour percevoir sa retraite», et d'impliquer les pays d'origines. 

18h37. Alain Bergounioux à la tribune.

Il note que le PS doit «réaliser l'intérêt commun entre les catégories populaires et les catégories moyennes, auxquelles il voit comme points communs:  «le sentiment d'être dans un risque d'effondrement de la société» et le «sentiment d'être seuls et de manquer de garanties collectives». «Ce qui va nous être demandés à nous, c'est d'avoir une prise sur la réalité», résume-t-il. Les gens cherchent «une garantie collective, et une liberté de choix».

Il évoque également les fonctions de l'Etat: «régulation, redistribution et investissement vers l'innovation», qui débouche sur «la notion de service public». Pour qu'une réforme fiscale «passe dans la société, il faudra montrer qu'elles sont génératrices de ressources utiles, et donc une conception du service public».

18h33. Marianne Louis à la tribune.

La secrétaire nationale à la politique de la ville évoque les «années de stigmatisation de la banlieue». «Est ce que nous pouvons sérieusement leur répondre [aux personnes que les socialistes ont rencontré] que le PS hésite, et pourrait s'abstenir de valider ces propositions?». 

18h27. Christian Paul à la tribune.

Le président du Laboratoire des idées évoque des domaines où le PS a travaillé pour éviter les «erreurs de 2002», et «les programmes de dernière minute». «Nous savons tous que gouverner, c'est faire des choix, mais on ne part pas d'un budget pour faire des idées», explique Christian Paul, qui explique que le PS doit se fixer «un cap», pour ensuite hiérarchiser ses propositions. «Une politique du courage, c'est d'abord se donner une direction de réforme: il y a des sujets qui relèvent des cent premiers jours, d'autres, d'un quinquennat, et même davantage».

18h18. «Il faut aussi parler de liberté, explique Vincent Peillon.

L'inégalité, c'est la servitude», résume-t-il. «La priorité à l'éducation est fondamentale pour des socialistes, pour des progressistes, pour des républicains», explique-t-il, saluant «le vrai diagnostic» dressé dans la convention. «Nous sommes content des progrès qui ont été fait dans ce texte», explique-t-il. 

18h12. Vincent Peillon à la tribune.

Le député européen explique qu'après les manifestations sur les retraites: «jamais autant nos concitoyens n'ont attendu de nous la responsabilité et la capacité qui sera la nôtre en 2012, et d'autre part». «Nous gagnerons avec la possibilité de projeter cette société dans l'avenir».

Il explique que l'égalité réelle «pose la question de l'identité même des socialistes, qui est né pour passer des droits formels aux droits réels».

18h06. Harlem Désir évoque la priorité donnée à l'éducation, «meilleur outil dans un pays comme le nôtre».

«En 2012, nous ne pourrons pas tout, mais sur l'éducation, il faudra être au rendez-vous, et nous y serons». Il évoque également le «parcours» et «l'allocation d'autonomie», pour «permettre la réalisation de soi-même pour tous les citoyens».

18h02. Harlem Désir à la tribune.

Le secrétaire national à la coordination salue la méthode mise en oeuvre pour ces conventions et les précédentes, celle d'un «débat sans exclusive». Il explique la mission des socialistes, celle de consolider «le projet commun qui se construit pierre par pierre, qui doit être clairement de gauche, clairement hiérarchisé, clairement efficace». Il poursuit: «nous sommes dans les collectivités aujourd'hui comme nous serons au gouvernement demain: des gestionnaires responsables, qui n'ont pas de leçon à recevoir de la droite. Mais nous devons aussi être une gauche qui redonne l'espoir». Il cite cette phrase de De Gaulle: «La justice sociale se fonde sur l'espoir, sur l'exaltation d'un pays, non sur les pantoufles». 

17h58. «Avec cette convention, nous allons ouvrir des débats dans la société, résume Benoît Hamon.

Un certain nombre de ces débats ne sont pas faciles, parfois nous les avons entre nous. Mais je préfère que ce soit nous qui amenions les débats, plutôt que la droite. Dans cette boîte à outils, il y a matière à faire plusieurs projets pour les candidats à la présidentielle, en fonction de la hiérarchisation des propositions». Il conclut: «j'ai été très très fier de conduire ce travail en faveur de l'égalité réelle, parce que je pense qu'il sera au coeur de l'élection présidentielle en 2012».

17h54. «Notre première priorité, c'est l'éducation, explique Benoît Hamon. Ce sera plus de moyens, mais là où il y a besoin», rappelle-t-il. Il évoque notamment la question de la petite enfance, des moyens qui sont en fait «des économies», pour ne pas avoir plus tard à «rattraper ceux qui ont décroché du système».

17h50. Benoît Hamon rappelle que les socialistes «intègrent les contraintes», notamment budgétaires, mais que l'ambition de ce texte est de faire reprendre «la marche du progrès». Il explique que les socialistes iront chercher «des marges de manoeuvre», par notamment une autre politique fiscale, évoquée lors de la Convention nouveau modèle de développement. Il faut également «faire confiance à la démocratie sociale: nous ne pensons pas que les syndicats c'est bien quand on est dans l'opposition, mais que quand on gouverne il faut qu'ils se taisent». Dernier outil, «faire confiance à la société et aux collectivités locales». 

17h46. Benoît Hamon évoque les principes qui ont guidé les secrétaires nationaux. «Resserrer l'échelle sociale, permettre à tous les Français de prétendre  à toutes les places dans la société, et donc assurer l'égalité des chances».

17h42. «on n'a jamais vu autant d'inégalités à combattre et les instruments classiques de lutte contre ces inégalités n'ont jamais été autant altérés par plusieurs années de politique libérale», explique Benoît Hamon. 


Martine Aubry au conseil national égalité réelle

17h37. Martine Aubry passe la parole à Benoît Hamon, qui remercie l'ensemble des secrétaires nationaux, et salue «un climat excellent», «peu importe l'appartenance aux motions». Il remercie également Alain Bergouniou, «sparring partner intellectuel», à qui «de nombreux textes du parti doivent beaucoup», et Martine Aubry: «c'était une convention compliquée par son périmètre: c'est grâce au climat qu'elle a su installer que nous avons réussi à faire tant de propositions, qui alimenteront la boîte à outils de notre candidat».

17h33. «Dans ce texte, il y a beaucoup de propositions. A situation complexe, réforme complexe», explique la première secrétaire, qui dénonce le «fétichisme du slogan» de Nicolas Sarkozy.

17h30. Martine Aubry rappelle la une du Parisien de ce matin sur la pauvreté des jeunes, dont un sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. «Je suis pour la réduction des déficits», explique-t-elle. Mais comment expliquer qu'il «faudra d'abord réduire les déficits», lorsque l'on voit cette situation, résume Martine Aubry.

17h26. A un moment où le président de la république veut faire croire que «La France n'aurait pas le choix», Martine Aubry explique qu'à l'occasion de cette convention, les socialistes «ne recyclent pas» les propositions de 1997, bien qu'elles aient été «adaptées» à l'époque. Il s'agit de «repenser véritablement» les solutions proposées par la gauche. 

17h23. Michel Destot passe la parole à Martine Aubry. La première secrétaire du PS rappelle le sens de parler de l'égalité réelle, alors que «pendant cette mobilisation sur les retraites, le PS a présenté un projet qui a été jugé juste et efficace. Si les Français souhaitent une réforme, ils veulent que les efforts soient justement répartis». 

17h20. Bonjour à tous et bienvenue dans ce direct!

Par Section Nantes Est Parti Socialiste - Publié dans : actions militantes PS
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