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Les
socialistes du 2e canton étaient réunis en réunion de secteur le 17 février dernier (voir le compte rendu de cette réunion).
Suite à cette première, Anne Lefevre (conseillere municipale en charge de l'état civil) et Daniel Flachat (adhérent de l'association « La Maison des adieux ») ont souhaité
poursuivre leurs échanges, répondant aux questions de Benjamin Baudry.
Quelle sont les objectifs de l'association « La Maison des adieux » ?
Daniel : L'association est née en 2006 de la volonté de pallier au manque de structures, laïques, dans l'agglomération nantaise, entièrement dédiées au recueillement des familles en deuil : à la cérémonie qui accompagne le mariage civil doit pouvoir correspondre également la possibilité de se retrouver en un tel lieu, sans passer par une église pour ceux qui ne le souhaitent pas.
Dans l'esprit de l'association, ces lieux, indépendants de toute religion mais ouverts à tous et sous la responsabilité de la collectivité, sont des bâtiments neutres, accueillant 30 à 300 personnes, permettant le respect de toutes les convictions et favorisant une certaine convivialité, que ne permet pas le cimetière. Les familles ou les amis pourraient y organiser la cérémonie sous leur responsabilité si elles le souhaitent.
En ce qui concerne l’utilisation de ces lieux, l’association n’est pas opposée à une participation financière des usagers, selon un barème tenant compte de la situation pécuniaire laissée par le défunt.
Où en est la réflexion à ce sujet à Nantes ?
Anne : En
avant-propos, il semblerait intéressant d’apporter des précisions quant à l’évolution du comportement des familles par rapport au décès d’un proche. En Loire-Atlantique, nous enregistrons une
évolution importante en ce qui concerne la crémation. Presque 50 % des familles choisissent le crématorium pour leurs proches. Nous nous situons donc bien au-dessus de la moyenne nationale qui
est de 25 %. Ce phénomène a naturellement conduit à une demande, nouvelle, des familles de pouvoir se retrouver dans un lieu public.
C’est pourquoi, en 2007 et 2008 deux propositions de lois ont été portées sur le sujet par les députés socialistes, dont
Jean-Marc Ayrault et Marie-Françoise Clergeau. Elles faisaient notamment référence à l'obligation pour les collectivités de mettre à disposition « un lieu décent, pour toute famille le
demandant, afin de célébrer la mémoire d'un décédé domicilié dans la commune ».
Depuis 2 ans donc on assiste, surtout à gauche, à une véritable prise de conscience de la nécessité de mettre sur pieds
ce type de lieux. D'ailleurs plusieurs villes s'y sont mises : St Brieuc, Rennes, Lorient, Mulhouse et Montpellier.
Quant à Nantes, souvent à la pointe sur ce type de sujet de société, une délibération en Conseil municipal a été votée en
décembre 2007 et j'ai, moi même, rencontrée l'association en avril 2008.
Si le principe de création, d'un ou plusieurs lieux, fait l'unanimité chez les élus de Nantes et Nantes Métropole, il
reste à décider des moyens mis en œuvre, du lieu d'implantation, et du mode de gestion.
Il y a-t-il des solutions prévues en attendant l'avancée du dossier ?
Anne : En effet, nous avons plusieurs propositions concrètes :
Tout
d’abord la première réalisation est en cours au sein des locaux de l’ancienne conciergerie du cimetière Miséricorde, qui sera, dès juin, dédiée uniquement à ce type de cérémonies (dans l'idéal
toutes les maisons de gardiens pourraient être aménagées de la sorte).
Ensuite, nous pouvons mettre ponctuellement la salle municipale de Nantes Nord à disposition. L’extension du Crématorium, qui permet de recevoir 140 personnes, pourrait également voir certains de ces créneaux réservés.
Daniel : Ces alternatives, s'il faut les
saluer, ne doivent être que ponctuelles, ne pouvant remplacer la réalisation de lieux spécialement dédiés, spacieux et peu onéreux pour les familles utilisatrices.
L'association a pour projet d'aller observer la structure récemment installée à Rennes? Es tu d'accord Anne pour
participer à cette visite avec nous, au nom de la Ville de Nantes ?
Anne : Bien entendu ! Rien ne vaut
l'observation d'exemples concrets.
En tant que militante je tiens réellement à porter à terme ce beau projet d'ici la fin de notre mandat. Il répond à des
objectifs politiques, que je fais mien : le respect de la laïcité, la mise en œuvre de réponses aux problèmes concrets qui touchent les nantais, le soutien aux familles. Et si, pour l'instant,
les réponses immédiates ne sont pas parfaites, elles ont le mérite de répondre concrètement au manque de lieux.
Daniel : Quant à la « Maison des adieux » elle va poursuivre ses discussions avec Nantes et
Nantes Métropole, suivant de près l'avancée du dossier. Des relations et échanges avec d'autres structures (LDH, ORPAN, Crématis, CLCV, CSF, FAL) continueront d'être tissés sur ce
sujet.
Entrer en contact avec la section Nantes Est :
- Par
courrier : PY Legrand, section Nantes Est, c/o FD44, 1 allée des Tanneurs, 44000, Nantes
- Par téléphone : appeler la Fédération de Loire-Atlantique au 02 40 20 63 00
- Par Mél : contact@ps-nantes-est.com
- Quelques-uns de vos contacts :
PY
Legrand, Secrétaire de section
Magali Filotti, Secrétaire adjointe pour le 9e canton
Kevin
Delasalle, Délégué pour le 2e canton
Annick Le Galliot, Déléguée
pour le 8e canton
Martin
Takoudju, Trésorier
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